Le retour, l’analyse.

J’ai crée ce blog il y a quelques mois… Je n’y ai posté que quelques vulgaires lignes..

Savez-vous pourquoi?

Soyons honnêtes, j’eus peur de manifester mes pensées les plus atroces et les plus terribles.J’eus peur d’écrire car en fait j’eus peur de moi-même.

Il m’a fallu du temps pour le comprendre, et par la suite l’avouer.  J’étais donc malade. Malade psychologiquement.

J’ai alors pris rendez-vous chez une des meilleures psychiatres de la ville en espérant que cette âme solide puisse adoucir et consolider la mienne.

Je sonnais timidement. Elle m’ouvrit la porte. C’était une femme plutôt grande, blonde, au visage doux et aux grandes dents blanches. Avant même qu’elle ne prononce un mot, son visage me rassurait et me mit à l’aise. Je n’avais plus peur. Je repris donc mon air fier et assurant.

J’attendais poliment qu’elle me dise de m’asseoir puis je commençais à lui raconter mes névroses, si sombres soient-elles.

Elle m’écoutait , puis notait mes dires dans une grande feuille blanche. Elle écrivait vite, à l’encre noir,  et ses sourcils se fronçaient. Elle semblait si saine et moi si malade. J’avais honte. Alors je me disais qu’elle en avait vu d’autres, qu’elle avait sûrement dû passer des nuits entières à mettre sous calmants des fous à Saint-Anne et que moi, jeune bourgeoise fragile du 16ème arrondissement, je ne pouvais la choquer.

Je relâchais toute forme de pudeur. Je lui racontais ma vie, mon passé, mon présent. Je ne pouvais lui parler de mon futur car je n’avais ni l’euphorie ni l’enthousiasme d’y penser.

Elle me posa quelques questions, et me fit réfléchir. Seulement, ne me connaissant pas encore assez, elle était dans l’incapacité d’apporter des solutions concrètes à mes problèmes. Je fus à la fois déçue, et étonnemment soulagée d’avoir pu raconter mes maux à un être parfaitement inconnu.  Finalement, je me sentais exister.

45 minutes.

120 euros.

1 ordonnance

2 demi-comprimés à prendre une fois par jour.

Un sourire, une poignée de main.

Parlons peu, parlons bien,