Sans titre, sans attache

C‘est vrai je suis irrégulière, et mes posts ne se bousculent pas.
Je suis peut être mélancolie mais je ne suis pas malheureuse. La solitude me rend triste. L’ennui me fait penser. La pensée me torture. OCCUPEZ-MOI ! J’ai toujours eu ce que je voulais. J’ai même cru que l’attention s’achetait. Erreur de parcours.

Aujourd’hui il fait beau. cela fait 18 jours, soit 432 heures que je n’ai pas fumé. Pas une cigarette, pas une. J’aurais pourtant pu en fumer environ 204 à l’heure où je vous écris en comptant les week-ends et les cafés tardifs qui excusent toujours l’excès de drogues inhalées. Les premiers jours je respirais à plein nez la fumée des passants.  Ça n’est plus le cas. Mes cheveux et mes mains sentent bons de nouveau et mon parfum tient la journée. J’en suis émue. L’odeur de l’essence est repassée première dans ma liste de bonheurs olfactifs, suivie de (très) près par l’odeur de ma mère. Si ma mère se parfumait à l’essence l’aimerais-je encore davantage? Question absurde, je me tais.

Les vacances approchent, et mon pronostic vital est de ne pas sombrer dans l’habitus des pieds dans le sable. J’aime avoir les pieds dans le sable. J’aime sentir le soleil sur ma peau et toucher mes cheveux encore brûlants. Mais j’en oublie l’attente, l’excitation, la labeur et le plaisir d’être là où je suis. Et c’est à partir de là que je m’ennuie. L’ennui me fait penser, la pensée me torture, OCCUPEZ-MOI !

J’ai envie de faire des grandes choses, et rien que le mot « chose » me dérange. Il est petit, vulgaire, et imprécis. Il veut absolument tout dire et paradoxalement ne représente rien. « Chose » est soumission. La soumission ne fait pas partie de mes aspirations. Être soumise à la cigarette m’a suffit pour comprendre que je ne voulais pas faire partie de ce cercle là.
Le cercle, endroit fermé, où je ne désire que les meilleurs – non pas « choses » – ambitions.

Sans transition.

J’ai su que j’allais mieux quand mes insomnies ont cessé de parler de toi. Même si, parfois, ton visage surgit dans mes rêves. J’ai alors l’impression d’avoir passé du temps avec toi. Ça me fait du bien, comme si rien n’avait changé, comme si rien de tout ça n’avait existé et que nous étions victimes d’une étonnante caméra cachée.
Ô ciel, rien ne se passe jamais comme prévu.
Sans transition.

Parlons peu, parlons bien